Introduction
En 1970, du temps où elle s'appelait encore l'Abice (Association belge des ingénieurs et chefs d'entretien), la BEMAS faisait partie du noyau des sociétés de maintenance européennes qui ont fondé l'EFNMS (European Federation of National Maintenance Societies) qui regroupait les pays de l'Europe de l'Ouest, à quelques exceptions près (Grèce, Autriche, Luxembourg), et réjoints par la Yougoslavie et la Pologne. L'EFNMS resta longtemps une organisation informelle, dont la principale manifestation fut l'organisation, toutes les années paires, des congrès internationaux Euromaintenance, bien suivis par l'Onudi (développement industriel au sein de l'Onu) et ouverts aux nations non européennes, parmi lesquelles le Japon occupa longtemps la première place. Il semble qu'il soit maintenant supplanté par la Chine.
L' EFNMS réalisa que sa structure juridique indéfinie était un handicap, ne fût-ce que pour des questions de responsabilité juridique ou pour commercialiser le résultat de ses travaux. Ceci l'amena en 2003 à adopter le statut d'une association sans but lucratif de droit belge, EFNMS asbl, avec un président, un bureau de direction et une assemblée générale, composée des sociétés de maintenance associées, à raison d'une société représentative par nation. En 2003, les sociétés de maintenance membres de l' EFNMS sont celles de l'Allemagne (GFIN), de la Belgique (BEMAS), de la Croatie (HDO), du Danemark (DDV), de l'Espagne (AEM), de la Finlande (KPY), de la France (Afim), de la Grande-Bretagne (IAM), de l'Irlande (Meeta), de l'Italie (Aiman), de la Norvège (NFPV), du Portugal (Apmi), de la Slovénie (DVS), de la Suède (Utek) et de la Suisse (MFS), de la Pologne (PNTTE), de la Slovaquie (SSU) et de la République tchèque (CMS). Parallèlement à l'action fédérale européenne, la BEMAS participe à des actions bilatérales transfrontalières. Elle co-organise ainsi des séminaires maintenance organisé par l’ association française (AFIM) et des pays-bas (NVDO).
Vous trouvez tous les co-ordonnées des membres sur www.efnms.org...
Les groupes de travail
L'EFNMS prit conscience qu'il fallait défricher des domaines communs, au plan européen, et créa à partir de 1991 des groupes de travail dans des domaines tels que la terminologie, la normalisation, les indicateurs de maintenance (benchmarking), la formation, la certification, la maintenance immobilière, etc.
Plusieurs participants à ces groupes de travail également aux travaux de normalisation européenne de la maintenance lancés par le Centre européen de normalisation (CEN). L'Allemagne ayant proposé au CEN en décembre 1993 une normalisation de la terminologie de la maintenance sur la base d'une norme DIN, la France a proposé un programme plus étendu qui a été adopté à Bruxelles au mois de mai 1994. Il a alors été créé un comité technique, le TC319, pour la normalisation de la maintenance. Ce comité technique comprenait cinq groupes de travail sur la classification des activités de maintenance, la documentation technique, les contrats de maintenance, la terminologie et la qualité. Trois de ces groupes ont permis la rédaction et l'adoption de normes européennes sur la documentation, les contrats et la terminologie. Cette action n'est pas terminée et des groupes de travail sont actuellement en cours de constitution, soit pour la rédaction de nouvelles normes, soit pour la révision des normes précédemment réalisées.
Vous trouvez une description des groupes de travail sur www.efnms.org...
Euromaintenance
Les Congrès Euromaintenance furent un puissant vecteur de diffusion des actions de progrès en maintenance. Au Congrès de Londres en 1978 furent ainsi annoncés et diffusés internationalement, pour la première fois, des concepts tels que la maintenance conditionnelle, le Life Cycle Costing (ou coût cumulé du cycle de vie), et que le Dr. Tamaki, président du Jipe (Japan Institute of Plant Engineering) ainsi que de la Chiyoda Chemicals Co., fit découvrir à la maintenance européenne la TPM (Total Productive Maintenance), initiée dans les années 70 au Japon. Celle-ci sera plus tard vulgarisée, notamment en France, par M. Nakajima du JIPM (Japan Institute of Plant Maintenance). L'échec de la première tentative de glossaire intereuropéen des termes spécifiques à la maintenance, pour cause d'une définition imprécise de ces termes dans chacune des langues employées, conduisit l'Afnor à entreprendre l'effort de normalisation en maintenance, en commençant par celle de la terminologie. C'est également ainsi que l'Euromaintenance de Barcelone en 1986 consacra l'émergence de la GMAO, et que le congrès de 1996, à Copenhague, celle de la maintenance immobilière, à nouveau largement évoquée à l'Euromaintenance de Göteborg, en 2000. Après les éditions de 2002 à Helsinki, de 2004 à Barcelone et de 2006 à Bâle, La BEMAS organisera l’édition 2008 à Bruxelles.
Voire www.euromantenance.org. |